• La biodisponibilité

    La biodisponibilité est la fraction d’une substance ayant la possibilité d’être absorbée afin d’être utilisée par le métabolisme d’un être vivant.

    Ainsi un aliment avalé par un homme sera d’abord transformé par son tube digestif pour être absorbé. Cette transformation génère des déchets qui sont éliminés par voie fécale. Seule la fraction absorbée pourra être utilisée par le métabolisme. Elle constitue la partie biodisponible.

    De nombreux facteurs interviennent sur la biodisponibilité d’une substance et notamment sa solubilité dans l’eau, la compatibilité organique, etc.

    Ainsi le fer présent dans l’oxyde de fer (rouille) d’origine minérale est moins biodisponible que le fer présent dans une tranche de foie de veau d’origine organique car moins bien résorbé.

    Un produit sous forme non soluble dans l’eau, à moins que l’organisme ne soit spécialement équipé pour sa résorption active, sera également moins biodiponible que sous forme hydrosoluble.

    Par exemple les graisses pour être résorbées doivent être émulsifiées dans l’eau par les sels biliaires.

    Il en va de même pour le silicium sous forme minérale non hydrosoluble il est nettement moins biodisponible que sous forme organique totalement soluble.

    Mais la quantité de principe actif présent intervient également dans la biodisponibilité, à l’exception des voies dites saturables ou de certains mécanismes de résorption active comme celui du fer par exemple. Plus l’aliment sera riche dans un nutriment, plus la quantité mise à la disposition du métabolisme sera importante. D’où l’importance de garantir une quantité minimale de nutriments dans l’apport et de le titrer (doser).

    Le silicium présent dans SILEO répond aux principaux critères qui garantissent une biodisponibilité optimale.

    Il est :

    • totalement soluble dans l’eau
    • d’origine organique
    • l’extrait d’ortie employé est titré à minimum 1% en silicium

    Il est donc conforme à nos critères d’Ultra Haute BioDisponibilité (U.H.B.D.)

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    En nutrition, la biodisponibilité est la proportion d’une substance qui va effectivement agir dans l’organisme par rapport à la quantité absorbée. Les 3 facteurs déterminants d’une bonne biodisponibilité sont :

    • La solubilité dans l’eau
    • La compatibilité organique
    • L’optimisation de la quantité

    Dans la nature le silicium, deuxième élément de l’écorce terrestre, se retrouve dans de nombreuses roches, sans aucune biodisponibilité. Certains végétaux l’utilisent sous cette forme minérale comme « brique » pour assurer leur rigidité (prêle, bambou…). D’autres comme l’ortie, l’utilisent sous une forme hydrosoluble biodisponible pour favoriser leur développement.

    Seule l’absorption intestinale du silicium hydrosolubilisé est rapide et importante [1]. La biodisponibilité du silicium des aliments est faible et son assimilation se dégrade avec l’âge [2]. Il est donc important de vérifier la biodisponibilité d’un complément alimentaire au silicium pour garantir son efficacité, surtout chez les seniors.

    Notes

    [1] Les thérapeutiques de l’arthrose, Pr. R. TREVE, Dr. P. BERTIN, Ed. Laboratoire Pharmascience, 1999.

    [2] Evaluation des « anti-arthrosiques » et structuro-modulateurs chez l’homme, Pr. M. LEQUESNE, Ed. Laboratoire Pharmascience, 1999

  • La Biodisponibilité du silicium naturel supérieure à celui de synthèse

    Une récente étude anglaise a évalué l’absorption alimentaire du silicium de différentes origines dont notamment le silicium organique naturel issu de légumes verts et une solution d’acide orthoslilicique-choline (ChOSA).

    Une population de sujets sains a été sélectionnée chacun d’eux a ingéré deux des sources de silicium séparées par une période de une semaine sans apport. Les concentrations de silicium dans le sang et les urines de ces sujets ont été mesurées par spectrométrie.

    Comme on pouvait s’y attendre l’absorption était la plus haute pour le silicium organique naturel. : 44 % contre seulement 17% pour la solution d’acide orthoslilicique-choline (ChOSA).
    De plus la concentration maximale sanguine est observée à 1/2 h pour le silicium organique naturel d’origine végétale et à 2 h pour ChOSA.

    Cette étude prouve donc que la biodisponibilité du silicium organique naturel est plus de 2,5 fois supérieure à celle de l’acide orthosilicique-choline et qu’il est 4 fois plus rapide.

    Pour en savoir plus lisez la publication de l’UKPMC Funders Group en pièce jointe.

  • La bonne dose de silicium

    Très souvent les prescripteurs et les utilisateurs de silicium se posent la question de la dose. En effet, quelle est la bonne dose de silicium à prendre ?
    Cette question assez anodine appelle une réponse plus complexe qui n’y paraît car il faut envisager différents les facteurs qui interviennent.

     Besoins journaliers

    Sans qu’il y ait à ce jour la moindre préconisation officielle les besoins quotidiens sont généralement évalués entre 15 à 40 mg par jour, ce qui correspond aux apports d’une alimentation normale [1]. Mais du fait des carences observées malgré ces apports, il paraît logique de penser que les besoins réels seraient soit supérieurs soit dépendraient d’autres paramètres .
    En fait, ils sont difficiles à évaluer, du fait de la variabilité d’assimilation. Il y a en effet une grande différence entre ce qui est consommé et ce qui arrive effectivement au niveau des cellules.
    La partie disponible pour le métabolisme s’appelle la fraction biodisponible. Une extrapolation à partir de travaux chez l’animal estime les besoins en silicium biodisponible entre 2 et 5 mg par jour. Ces besoins réels ne sont pas obligatoirement couverts par les apports alimentaires du fait de la grande variabilité d’assimilation des différentes sources de silicium.

     Assimilation du silicium

    Car l’assimilation du silicium est très variable selon les sources et est globalement faible. Selon les travaux de Yokoi et Enomoto [2], parmi les formes minérales, seul l’acide silicique en monomère peut franchir la barrière intestinale et donc avoir une activité biologique. Les polymères sont dénués de toute activité biologique. Mais son taux d’assimilation reste faible. Il est généralement compris entre 1 et 10% et diminué par la présence de fibres.
    Les dérivés organiques du silicium tels ceux présents dans certaines plantes vertes (ortie, haricots, etc) ont un mode d’absorption différent des formes minérales. Ce serait une assimilation directe par diffusion, avec une efficacité supérieure à 70%. Cette assimilation est d’autant plus importante qu’il n’y a pas de mélange avec le bol alimentaire, d’où peut être le manque d’efficacité de l’apport du silicium par la seule alimentation.

     Métabolisme et toxicité du silicium

    Il pourrait être logique de penser que plus on amène de silicium à l’organisme, plus celui ci fera de l’effet. A ce jour aucune étude scientifique n’a pu le démontrer. Au contraire, il semblerait exister une sorte de seuil au dessus duquel le silicium absorbé est rapidement éliminé dans les urines, comme c’est le cas par exemple pour la vitamine C [3]. Ce phénomène allié à la très faible quantité de silicium présent dans l’organisme (7g en moyenne pour 70kg soit 0,01% [4]) et ce malgré son rôle ubiquitaire laisse supposer un rôle d’oligoélément et donc une activité optimale en faible dose [5].
    Il faut noter à l’appui de cette thèse que la majorité des travaux d’application médicale réalisés sur le premier « silicium organique », le monométhyl silane triol (MMST )par son inventeur M. DUFFAUT se basaient sur des solutions très faiblement concentrées.

    De plus la non toxicité du silicium a été démontrée par Scheel, Fleischer et Klemperer mais pour l’administration par voie orale d’une solution d’acide orthocilicique concentrée à 170 ppm (170 parties par million = 0,017% soit 17mg/L).
    D’autres travaux ont ensuite montré que l’ingestion de forte dose d’acide orthosilicique soluble provoquaient l’apparition de calculs rénaux chez le chat, le chien et le rat notamment s’ils ne buvaient pas assez, ce qui est souvent le cas chez les personnes âgées.
    Desai, Burkman et Salisbury ont pu mettre en évidence chez le rat qu’un apport trop prolongé de forte dose d’acide orthosilicique était responsable de l’apparition de nodules au niveau de l’intestin [6].

     Conclusion

    L’apport de dose élevées de silicium par voie orale ne répond donc à aucune réalité scientifique et peut même se révéler dangereuse pour la santé à long terme. Le risque est toujours présent comme l’a rappelé la Haute Autorité de Sécurité Alimentaire de l’Europe en interdisant le MMST du fait de l’absence de donnée toxicologique.

    Le principe de précaution nous oblige donc à nous cantonner à des apports complémentaires à l’alimentation en adéquation avec les besoins réels, c’est à dire un total de 2 à 5mg de silicium biodisponible par jour tous apports journaliers confondus. « Primum non nocere » (en premier ne pas nuire).
    Dans cette optique, le silicium organique naturel en dosage adapté pris à jeun semble être une des meilleures alternatives actuelles.

    Notes

    [1] Lafranchi J.P. : Le silicium, son dosage, son rôle physiologique. Thèse Pharmacie, 1982.

    [2] Yokoi H., Enomoto S. : Effects of degree of polymerisation of silicic acid on the gastrointestinal absorption of silicate in rats. Chem Pharm Bull, 1979, 27 (8) : p. 1733-1739.

    [3] Boissier J. R. : Absorption et élimination du silicate de sodium administré par voie buccale. Hop. Pathol. Biol., 1956, 32 : p. 457-461

    [4] Creac’h P., Adrian J. : Le silicium dans la chaîne alimentaire et sa localisation dans l’organisme. Med. Nut., 1990, 26 (2) : p. 76-84.

    [5] Henrotte J.G., Viza D. et al : Le rôle régulateur du silicium dans la division cellulaire. C. R. Acad. Sci. Paris, 1988, 306 : p. 525-528.

    [6] Iler, Ralph-Kingley : The chemistiy of silica : solubility, polymerization, colloid and surface properties, and biochemistry, 1979, p 758.

  • Vous avez bien dit silicium « organique » ?

    Le silicium est le deuxième élément minéral le plus abondant de la croûte terrestre. A l’état naturel il se présente soit sous forme de silice, SiO2 (le sable, le quartz, les galets etc.), soit sous forme de silicates dans certains types de roches.
    La silice est utilisée depuis très longtemps comme composant essentiel du verre et depuis le milieu XXe siècle le silicium est utilisé en électronique avec les transistors, pour la production de matières premières de synthèse comme les silicones ou l’acide silicique, dans la fabrication de panneaux solaires photovoltaïques, etc.
    Même son nom indique qu’il provient du règne minéral. Silice dérive du latin silex, silicis qui signifie caillou ou silex.
    Or dans le langage courant « organique » signifie « qui provient du vivant ou qui a trait au vivant ». Dans quel contexte ce fameux silicium peut il être qualifié d’« organique » ?

     La chimie organique

    Tout d’abord écartons l’appellation silicium« organique » qui a été attribuée au monométhyl silane triol (MMST). En effet celle ci est d’origine technique. Elle provient du fait que le MMST est issu de la chimie organique c’est à dire celle du carbone. Schématiquement le découvreur de cette molécule, M. DUFFAUT, « greffait » un groupement carboné sur une molécule composée de silicium et d’oxygène.
    Ce MMST est donc bien une molécule de synthèse et ne provient pas du règne vivant, ce qui par ailleurs ne préjuge en rien de ses propriétés. C’est tout ce que nous en diront car son usage en tant que complément alimentaire a été interdit par l’UE le 28/01/2009

     Le silicium des compléments alimentaires

    Les silicium utilisables dans les compléments alimentaires peuvent être classés en deux catégories :

    • ceux ayant une origine chimique et ne pouvant pas prétendre à l’appellation organique (acide silicique ou orthosilicique, dioxyde de silicium par exemple)
    • ceux provenant de différents végétaux (essentiellement bambou, prêle, ortie) qui seuls peuvent légitimement prétendre à l’appellation organique.

    Pour être le plus complet possible citons un cas un peu à part, le silicium des diatomées qui pourrait avoir l’appellation organique car il provient bien de ce plancton mais donc la structure est en fait minérale. Sous forme de silice, SiO2, il sert de squelette aux diatomées et a la même biodisponibilité que … le sable. Il sert par exemple de sable de filtration pour les piscines.

     Le silicium des aliments

    Soyons clair, la principale source de silicium organique reste l’alimentation car nombreux sont les aliments et les boissons qui en contiennent : la bière, le riz complet, etc.
    Certaines eaux minérales contiennent également une forte teneur en silicium mais on ne peut pas le qualifier d’organique car la minéralisation de ces eaux provient des roches qu’elles traversent. Leur silicium se présente d’ailleurs sous forme d’acide silicique et sa biodisponibilité sera donc celle des dérivés minéraux.

     Quelle différence « organique / minéral » ?

    Outre l’origine naturelle, l’intérêt de distinguer le silicium organique du silicium minéral est sa biodisponibilité. Celle de l’organique est largement supérieure à celle du minéral (cf :La Biodisponibilité du silicium naturel supérieure à celui de synthèse).
    De là les manœuvres de certains laboratoires pour tenter de cacher l’origine chimique de leur silicium en ajoutant une trace d’ortie dans leur formule par exemple et en se prétendant organique.
    Une source de silicium ne peut être organique que si et seulement si la totalité ou au moins la plus grande majorité de celui ci provient bien d’une source naturelle. Que penseriez vous d’un producteur de vin qui ajouterait 1% de bordeaux millésimé à 99% de vin de table et étiquèterait le résultat final au nom du bordeaux millésimé ?

     Fraudes

    Pour éviter de vous faire gruger par des laboratoires indélicats sachez lire les étiquettes, les constituants sont indiqués dans l’ordre décroissant.
    Ainsi une liste d’ingrédient comme celle ci : « eau, acide orthosilicique stabilisé, Urtica dioica ... » signifie tout simplement que la plus grande partie partie du silicium que vous prenez a une origine chimique et que le résultat final ne peut pas être qualifié d’organique.
    Si à cela on ajoute que la majorité des orties (Urtica dioica) ne contient que 3835 ppm de silicium +/-2665 (source : DUKE1992A) soit 0,0038mg pour 1mg d’extrait, on voit de suite qu’elle est la part du silicium organique dans de tels compléments alimentaires.
    C’est pour cette raison que notre extrait d’ortie est titré à 1% minimum de silicium natif et non à 0,38% de silicium total.

    En effet, une autre fraude consiste à titrer le silicium total d’un extrait. Il faut savoir que bon nombre d’extraits secs de plantes couramment employés dans l’industrie des compléments alimentaires sont stabilisés par ajout de silice SiO2 que l’on va pouvoir retrouver dans le complément alimentaire final. Il suffit de doser tout le silicium final pour annoncer des taux de silicium sans rapport aucun avec ceux de l’extrait de plante.

     Conclusion

    Dans le monde des compléments alimentaires il faut être aussi vigilant que partout ailleurs. Bien lire et comprendre les étiquettes, vérifier les provenances, ne pas hésiter à se faire communiquer les études qui étayent les allégations si minimes soient elles, sont les règles de bon sens qui vous éviterons de nombreux désenchantements.

    Si vous pensez qu’un laboratoire ne respecte pas le droit ou qu’il cherche à vous induire en erreur n’hésitez pas à le signaler à la DGCCRF, Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, dont la mission est de veiller au bon respect des règlements en la matière.